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 Les poiriers, un arbre exigeant.

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patrick
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MessageSujet: Les poiriers, un arbre exigeant.   Mar 8 Jan - 16:56

Les poiriers.

Originaire d’Iran, le poirier pousse naturellement en Europe et en Asie occidentale. Il est cultivé depuis 3000 ans par les Grecs et les Romains. On le cultive dans toutes les régions de climat tempéré jusqu’à mille mètres d’altitude. Son port pyramidal donne un arbre de quinze mètres de haut. Sa floraison se produit en avril, avant l’apparition des feuilles. Elle dure, selon les variétés, de cinq à vingt jours. Les fleures et les fruits jeunes sont détruits par une gelée de 2,5 °C. On cueille les variétés à maturité tardive en octobre. On les conserve dans un fruitier jusqu’à mûrissement.

Un arbre exigeant.

Le poirier demande une terre seine, riche et profonde. Il redoute les sols secs et les terrains ou la nappe phréatique est à moins de 1 mètre de la surface. Dans les sols froids, il donne des fruits insipides ou de maturité difficile. Avant la plantation, améliorer les terrains très argileux par un travail profond du sol. Incorporer, par défoncement, des matières riches en humus, du calcaire pulvérulent et des scories. Dans les jardins, la présence de murs ou de brise-vent permet de choisir des formes guidées artificiellement.

Deux porte-greffe principaux.

Le poirier est cultivé sur deux sujets principaux : le franc et le cognassier. Le poirier franc provient du semis de pépins. Les pépins d’excellents fruits donnent rarement des arbres à fruits de bonne qualité. On réserve donc le semis pour élever des sujets à greffer ou pour obtenir de nouvelles variétés. Les francs donnent des arbres très vigoureux, longs et difficiles à mettre à fruit. Ils possèdent un système radiculaire pivotant, peu ramifié en surface. Ils sont intéressants pour les sols secs car ils vont chercher en profondeur l’humidité dont ils ont besoin. Ils conviennent bien pour les variétés peu vigoureuses. Après la plantation, leur reprise est assez difficile. Planter les jeunes sujets à demeure ou effectuer des plantations successives. Ils donnent des arbres de longue durée, bien fixés au sol. Leur grande vigueur les prédispose à des arbres- tiges et à des formes très développées : grandes pyramides et grands fuseaux. Certaines souches résistent mieux au feu bactérien(pyrus calleryana), au froid rigoureux (kirchensaller) ou fournissent des sujets plus homogènes (freudières). Le cognassier est le porte-greffe le plus employé pour les formes jardinées. C’est un arbrisseau à racines traçantes et divisées. On le greffe en écusson et près de terre sur des jeunes sujets, plutôt en août ou en mars-avril. Il a besoin d’une terre de bonne qualité et assez fraîche, non calcaire. En terrain sec, il se développe très lentement. Ce porte-greffe convient aux formes taillées : palmettes, petits fuseaux, haies fruitières, etc. Ses fruits sont toujours plus volumineux et de meilleure qualité que ceux donnés par le franc. Avec certaines variétés, il faut utiliser un intermédiaire («curé, Beurré hardy, Beurré Diel, etc. ») Les plus répandus sont le cognassier d’Angers et ses types «Adam » et «Sydo », ainsi que le cognassier de Provence. Plus vigoureux, ce dernier convient mieux aux plantations méridionales. En terrain sec et calcaire, l’aubépine peut servir de porte-greffe au poirier. Le greffer alors sur place, car il se transplante mal. Les arbres obtenus sont peu vigoureux et durent peu.

Les principaux organes.

Les yeux à bois sont répartis tout le long d’un scion. Chaque œil à bois ordinaire (appelé aussi bourgeon) est entouré à sa base de deux yeux stipulaires, minuscules, presque invisibles. Ces yeux donnent naissance à des organes de vigueur très variable. Le plus vigoureux est le gourmand. Il apparaît souvent aux coudes des branches charpentières ou sur la face supérieure des branches horizontales. Il est très difficile à mettre à fruit. Il faut le tailler long, l’arquer ou le supprimer sur empattement. Il dépasse très souvent 1 mètre de long. Le rameau à bois mesure de 20 à 60 cm de longueur. C’est un organe stérile. Son empattement est du diamètre d’un crayon. Il porte des yeux à bois. Selon son implantation, il sert à former des coursonnes ou à continuer le prolongement d’une branche. La brindille est un rameau à bois de faible diamètre. Elle varie de quelques centimètres à 30 cm de long. La raccourcir quand elle atteint 15 cm. On l’appelle «brindille couronnée » lorsqu’elle se termine par un bouton à fleur. Le dard est un organe faible de la forme d’un cône pointu. Il provient d’un œil de l’année précédente n’ayant reçu que peu de sève brute. C’est un élément intermédiaire et instable entre l’œil et le bouton à fleur. Il est souvent sessile quand il est jeune et plus proéminent que l’œil. Il se transforme en bouton l’année suivante, à condition de recevoir la quantité de sève suffisante à son évolution. Le bouton à fleur, appelé aussi «bouton à fruit » ou «lambourde », provient de la transformation du dard de l’année précédente. Il apparaît en hiver sous l’aspect d’un organe ovoïde, un peu gonflé. Une carapace d’écailles le protège des intempéries. Il contient des fleurs à l’état embryonnaire. Celles-ci donnent une inflorescence pluriflore. La bourse est le point d’attache d’un fruit de l’année précédente. Renflée, constituée de tissus mous peu lignifiés, elle donne naissance à de nouveaux dards et à des boutons de fleurs latéraux.

Une fructification en trois phases.

La fructification part d’un œil à bois ordinaire et se fait en trois phases. Première phase : transformation de l’œil en dard par limitation de la sève brute provenant des racines. Deuxième phase : transformation du dard en bouton à fleur en dosant l’alimentation en sève élaborée par les feuilles. Troisième phase : floraison au printemps et fructification en été ou à l’automne suivant. Cet objectif est atteint dans de meilleures conditions par une taille systématique. Sur les formes jardinées, chaque coursonne fait l’objet d’une taille particulière. Celle-ci dépend à la fois de sa position sur la branche et de sa vigueur.

Fertilisation.

Tous les trois ans, en hiver, apporter trois ou quatre brouettées de fumier à l’are ou 20 kg d’éléments organiques d’origine animale ou végétale. Tous les ans, compléter par 4 ou 5kg de superphosphates et 3 kg de sulfate de potasse à l’are. Début mars, apporter 15 g de sulfate d’ammoniaque par mètre carré. En mai-juin et en automne, renouveler cet apport après la récolte.

Les principales formes.

Pour les vergers à poirée, choisir les hautes et les demi-tiges espacées de 8 à 10 m. Les grands fuseaux ou pyramides greffés sur franc présentant un axe central conviennent bien au poirier. Les planter à 5 m les uns des autres. 2tablir leurs branches charpentières, de longueurs variables, selon un angle de 30 à 60 degrés par rapport à la verticale. Pour les jardins, préférer les arbres greffés sur cognassier. Les guider sur quenouilles ou en formes plus réduites : palmettes verrier, U simples ou doubles, palmettes obliques, etc. Tous les espaliers ou contre-espaliers nécessitent une armature. Leur fructification commence de quatre à cinq ans après le scion. En revanche, leur exploitation dépasse rarement trente ans.

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